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Étude clinique de l’ostéo-intégration des implants zircone monoblocs ZIRROC® : évaluation à 1 an

Ma Fauroux,P. Tramini,A. Desoutter,Jh Torres

2015 · DOI: 10.1051/SFCO/20156303020
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Abstract

La plupart des implants dentaires commercialisés à l’heure actuelle sont usinés à partir d’alliages métalliques à base de titane. D’autres matériaux sont cependant disponibles, tels que les alliages de céramique à base de zirconium, qui présenteraient des propriétés mécaniques et biologiques intéressantes (Rimondini et al. 2002). Des études rétrospectives, chez l’Homme, ont montré pour les alliages de céramique des taux de succès équivalents à ceux des alliages métalliques (Lambrich et Iglhaut 2008). L’objet de ce travail est de présenter les résultats à 1 an d’une étude évaluant l’ostéo-intégration d’implants en alliage de céramique à base de zirconium. Il s’agit d’une étude de recherche clinique prospective, réalisée au Centre de Soins, d’Enseignement et de Recherche Dentaires de Montpellier, sur des implants monoblocs ZIR-ROC® de la société Paris Implant. Le nombre d’implants nécessaires avait été évalué à 43 implants. Les forages ainsi que la mise en place des implants ont été réalisés à l’aide du système 2ingis, une technique de chirurgie guidée innovante permettant de s’affranchir en totalité du facteur opérateur. La valeur du Periotest a constitué la variable principale pour évaluer l’ostéo-intégration des implants. Les variables secondaires étaient les index classiques de plaque dentaire et d’inflammation, ainsi qu’une analyse radiographique. Les contrôles ont eu lieu le jour de la pose, à une semaine, 4 semaines, 5 mois et 1 an. Pour tous les implants, une stabilité primaire satisfaisante a été observée en postopératoire. Mais, un taux d’échec de l’ostéo-intégration atteignant 31 % en cours d’étude nous a conduits à interrompre les inclusions de manière prématurée pour des raisons éthiques. Sur les 43 implants prévus, seuls 36 implants ont donc été posés au cours de cette étude. Pour l’essentiel des implants perdus, c’est au cours des 5 premiers mois après la pose qu’a été observée la mobilité qui a conduit à leur perte ou leur dépose. L’origine de ces échecs précoces est probablement multiple. Pour certains implants, on a pu évoquer une surcharge occlusale prématurée. D’une manière plus générale, la forme de ces implants ou leur état de surface pourraient également avoir gêné l’ostéo-intégration. L’implication du matériau lui-même dans ce taux d’échec ne peut cependant pas être démontrée par cette étude. Ce dernier point fait l’objet d’une étude comparative in vitro avec un matériau de référence (alliage métallique à base de titane).