Echo as Writing in Bleak House by Charles Dickens: Lady Dedlock’s Testament
Echo as Writing in Bleak House by Charles Dickens: Lady Dedlock’s Testament
C. Prest
Abstract
L’environnement dickensien est une caisse de resonance qui conserve la trace sonore du passe par le biais de l’echo. Dans Bleak House, les echos retentissent dans le domaine de Chesney Wold pour raconter les histoires du passe. Tout au long du roman, un son en particulier resonne dans l’air tel un message d’outre-tombe seculaire qui vient hanter les vivants, le bruit de pas de la precedente Lady Dedlock sur la promenade hantee. L’air agit ainsi comme un substrat qui enregistre, preserve et reproduit ces signaux sonores : en y laissant sa trace, l’ancienne maitresse des lieux fait de son echo un testament. L’echo dans Bleak House constitue ainsi une forme de communication entre les personnages, par-dela les frontieres humaines de l’espace, du temps et du sensible. Nous nous appuierons sur les theories du mathematicien britannique Charles Babbage sur la possibilite de preservation du son, pour lesquelles Dickens manifeste un interet des le debut de sa carriere dans le cadre de sa reflexion sur la persistance du document. Pour Babbage, le son agit comme une ecriture sur son environnement et le marque durablement ; le mathematicien affirme que l’air peut etre defini comme une bibliotheque eternelle et incorruptible, qui enregistre et conserve les paroles des hommes comme autant de documents archives. Cet article vise donc a montrer la maniere dont Dickens explore un autre support pour l’inscription de l’ecriture que la feuille de papier, trouvant une voie dans la page immense qu’est l’atmosphere.
