Du réchauffement aux conséquences écologiques : s’adapter, migrer ou disparaître
Du réchauffement aux conséquences écologiques : s’adapter, migrer ou disparaître
Limoilou-Amélie Renaud,Mark Vellend,Fanie Pelletier
Abstract
!ous sommes en 1930, et un homme, agenouillé au sol, ajoute méticuleusement une date à son calepin. Il note la date de floraison d’une plante (le tussilage) qu’il observe (voir la Figure 1A). Sans le savoir, cet homme amorce une étude à long terme sur les réponses des plantes au réchauffement climatique. Près d’un siècle plus tard, des chercheur.euse.s scrutent les informations contenues dans les herbiers du Frère Marie-Victorin, un des botanistes les plus actifs au Québec avant la Seconde Guerre mondiale. Cette méthode originale a permis à une équipe de scientifiques de l’Université Laval, menée par Claude Lavoie, de montrer que le tussilage fleurit aujourd’hui environ 19 jours plus tôt que dans les années 1920, ce qui coïncide avec un devancement de l’arrivée du printemps.
